Les Bonnes JPP: 72/x Investissement immobilier locatif en 2026 : ce que les dernières actualités changent pour vous
- Jean-Michel Bardou

- 9 juin
- 7 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Un nouveau dispositif fiscal, une crise locative qui s'aggrave, des taux de crédit qui se stabilisent… Le marché de l'investissement locatif en 2026 est en pleine mutation. Voici ce que vous devez absolument savoir avant de passer à l'action.
Table des matières
Le dispositif jeanbrun : la grande nouveauté fiscale de 2026
Si vous vous intéressez à l'investissement locatif, un mot a fait irruption dans toutes les conversations depuis le début de l'année : Jeanbrun. Et pour cause — ce nouveau dispositif fiscal représente le changement le plus important pour les bailleurs privés depuis la disparition du Pinel fin 2024.
Adopté dans la loi de finances 2026 et entré en vigueur le 21 février 2026, le dispositif Jeanbrun permet une déduction fiscale via un mécanisme d'amortissement : concrètement, le propriétaire d'un logement neuf peut déduire chaque année une fraction du prix d'acquisition de ses revenus imposables.
Comment ça fonctionne en pratique ?
Le dispositif Jeanbrun prévoit pour l'immobilier neuf un mécanisme d'amortissement annuel compris entre 3,5 % et 5,5 %, en contrepartie d'un engagement de location de 9 ans, avec des taux modulés selon le niveau de loyers pratiqués. Il se distingue également par la possibilité de cumuler l'amortissement avec un plafond majoré de déficit foncier pouvant atteindre 21 400 € par an dans le cadre de travaux de rénovation énergétique.
Voici un tableau récapitulatif des taux d'amortissement selon le type de loyer pratiqué :
Type de loyer | Taux d'amortissement annuel | Plafond d'amortissement |
Loyer intermédiaire | 3,5 % | 8 000 €/an |
Loyer social | 4,5 % | 10 000 €/an |
Loyer très social | 5,5 % | 12 000 €/an |
📊 50 000 logements locatifs supplémentaires dès 2026 - Objectif dispositif Jeanbrun
Applicable jusqu'au 31 décembre 2028, le dispositif Jeanbrun s'applique sur l'ensemble du territoire national. L'immobilier neuf et l'immobilier ancien sont éligibles, à condition que ce dernier fasse l'objet de travaux représentant au moins 30 % du prix d'acquisition.
> Bon à savoir : Ce dispositif est particulièrement attractif pour les contribuables soumis aux tranches marginales d'imposition les plus élevées. Plus vous payez d'impôts, plus le gain fiscal est significatif.
Ce changement de cap législatif envoie un signal fort : l'État a besoin des investisseurs privés pour résoudre la crise du logement. Et il est prêt à les récompenser fiscalement pour ça.
Une crise locative qui crée une opportunité historique pour les investisseurs
C'est paradoxal, mais c'est une réalité : plus la crise locative s'aggrave pour les locataires, plus elle crée d'opportunités pour les propriétaires bailleurs. Les dernières données de 2026 sont édifiantes.
Un marché locatif sous pression extrême
Selon les dernières données publiées par SeLoger, les loyers progressent de 2,5 % sur un an au 1er avril 2026 au niveau national, une hausse supérieure à l'inflation de 1,9 %. La capitale repasse en tête avec une progression de 3,5 %, mais ce sont désormais les grandes villes régionales qui tirent le marché vers le haut.
Côté offre, le redressement reste en trompe-l'œil : le nombre de biens disponibles progresse certes de 17 % sur un an, mais demeure 16 % en dessous de son niveau de 2021. Face à cela, la demande reste, dans les dix plus grandes villes, supérieure de 42 % à celle d'avant la crise immobilière.
Lyon, Strasbourg, bordeaux : les métropoles en surchauffe
Lyon a ravi à Paris la première place de la tension locative nationale. Selon le baromètre 2026 de LocService, la métropole rhodanienne affiche un score de tension proche de 13, devant Paris. Les loyers lyonnais ont bondi de 8 % en un an selon la FNAIM, une progression presque identique à celle de Strasbourg (+8,1 %).
Ce phénomène est directement lié à la raréfaction de l'offre. Dans le réseau Laforêt, en 2025, la demande locative a progressé de 11 %, tandis que l'offre a reculé de 13 %. Un véritable effet ciseau, alimenté par la baisse de l'investissement, les contraintes réglementaires, la hausse de la taxe foncière et l'encadrement des loyers.
Ce que cela signifie pour vous, investisseur
Pour un propriétaire bailleur, cette situation se traduit par :
Des logements qui se louent rapidement, avec très peu de vacance locative dans les zones tendues
Des loyers en hausse régulière, qui améliorent la rentabilité de l'investissement
Une demande structurelle durable, qui ne dépend pas d'une mode mais d'un besoin fondamental de logement
Le gouvernement a conçu le dispositif Jeanbrun pour répondre à une crise du logement sans précédent, marquée par une chute de 22 % des mises en chantier. Cette pénurie de construction neuve renforce encore davantage la valeur des biens existants mis en location.
📊 Demande supérieure de 42 % au niveau d'avant-crise dans les 10 plus grandes villes - Tension locative nationale
Taux de crédit et villes à cibler : ce que disent les chiffres de juin 2026
L'environnement de taux : stable mais exigeant
Chez CAFPI, les taux de crédit immobilier poursuivent leur légère remontée en juin 2026, pour s'établir en moyenne à 3,20 % sur 15 ans, 3,37 % sur 20 ans et 3,48 % sur 25 ans. Cette évolution s'inscrit dans un contexte économique marqué par une inflation toujours soutenue et les tensions géopolitiques persistantes.
Voici un tableau comparatif des taux en vigueur en juin 2026 :
Durée du prêt | Taux le plus bas | Taux moyen | Taux barème du marché |
10 ans | 2,90 % | 3,15 % | 3,48 % |
15 ans | 3,00 % | 3,20 % | 3,71 % |
20 ans | 3,15 % | 3,36 % | 3,84 % |
25 ans | 3,25 % | 3,48 % | 3,98 % |
Source : CAFPI, taux constatés au 01/06/2026
Ces taux peuvent sembler élevés comparés aux années 2019-2021. Mais pour un investisseur locatif, la lecture est différente : les intérêts d'emprunt sont déductibles des revenus fonciers ou BIC au régime réel. Un taux à 3,25 % a un coût réel bien moindre après impact fiscal.
Où investir ? les villes à surveiller en 2026
Après la correction des prix observée sur plusieurs marchés entre 2023 et 2025, certaines métropoles retrouvent une dynamique haussière, tandis que la tension locative reste très forte dans de nombreuses zones urbaines.
Ville | Rendement brut estimé | Atout principal |
Saint-Étienne | Jusqu'à 10 % | Prix d'entrée très accessibles |
Le Mans | 8 à 9 % | Forte demande étudiante |
Marseille | 5 à 7 % | Dynamisme économique |
Toulouse | 4 à 6 % | Bassin aéronautique porteur |
Nice | ~5 % | Marché premium, forte liquidité |
Lyon | 4 à 5 % | Tension locative record |
La SCPI, alternative à l'investissement direct
Pour ceux qui souhaitent s'exposer à l'immobilier locatif sans les contraintes de gestion, les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) ont affiché des performances remarquables. Les SCPI auront distribué, en moyenne, un rendement de 4,91 % à leurs souscripteurs en 2025 — en hausse par rapport à 2024. Selon les données publiées par l'ASPIM-IEIF, la moitié des SCPI ont maintenu ou augmenté le niveau de leur distribution.
Face à la diversité des véhicules disponibles (232 SCPI en activité en 2025) et aux disparités de performance entre stratégies, la sélection d'une SCPI nécessite une analyse rigoureuse. C'est là que le conseil patrimonial indépendant prend toute sa valeur.

📊 4,91 % en 2025 - Rendement moyen SCPI
Conclusion : 2026, l'année pour passer à l'action — avec le bon accompagnement
2026 réunit des conditions plus lisibles et plus équilibrées qu'au cours des dernières années : stabilisation des taux, banques offensives, nouveau dispositif Jeanbrun pour soutenir l'investissement locatif. Mais comme le rappellent les experts, l'immobilier en 2026 récompense la préparation, la cohérence et la vision long terme.
Investir dans l'immobilier locatif en 2026, c'est possible.
Mais bien investir, cela s'accompagne.
Entre le choix du dispositif fiscal adapté à votre situation, la sélection de la ville et du type de bien, le montage du financement et le choix entre investissement direct ou pierre-papier (SCPI, OPCI)… les décisions à prendre sont nombreuses et les enjeux financiers importants.
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Questions fréquentes (FAQ)
Le dispositif jeanbrun est-il accessible pour tous les investisseurs ?
Oui, le dispositif Jeanbrun est ouvert à tous les contribuables fiscalement domiciliés en France qui souhaitent investir dans un logement neuf (ou ancien avec travaux représentant au moins 30 % du prix d'acquisition). Il est particulièrement avantageux pour les contribuables imposés dans les tranches marginales les plus élevées (30 %, 41 %, 45 %), car le mécanisme d'amortissement réduit directement la base imposable. Il est applicable pour les investissements réalisés entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028. Un conseil patrimonial indépendant permet de vérifier votre éligibilité et d'optimiser le montage.
Est-il vraiment rentable d'investir dans l'immobilier locatif avec des taux à 3,3-3,5 % ?
Oui, à condition de bien structurer votre investissement. Pour un investisseur locatif, les intérêts d'emprunt sont déductibles des revenus fonciers, ce qui réduit significativement le coût réel du crédit. Par ailleurs, la hausse des loyers constatée en 2026 (+ 2,5 % en moyenne nationale, jusqu'à + 8 % à Lyon et Strasbourg) améliore le rendement net de l'opération. Enfin, dans les zones à forte tension locative, la vacance locative est quasi nulle, ce qui sécurise les flux de revenus. Un courtier en crédit immobilier peut vous aider à négocier les meilleures conditions de financement.
Quelle est la différence entre investir directement dans un bien immobilier et investir en SCPI ?
L'investissement immobilier direct vous donne la pleine propriété d'un bien, avec la possibilité de le louer, de le revendre ou de le transmettre. Il nécessite un apport plus important et implique une gestion locative (ou sa délégation). Les SCPI, en revanche, permettent d'accéder à l'immobilier locatif dès quelques centaines d'euros, avec une gestion entièrement déléguée et une diversification automatique sur de nombreux biens et zones géographiques. Avec un rendement moyen de 4,91 % en 2025, elles constituent une alternative attractive, notamment pour les investisseurs qui souhaitent éviter les contraintes de la gestion directe. Les deux approches peuvent être combinées dans une stratégie patrimoniale globale.
Chiffres clés
📊 4,91 % : rendement moyen des SCPI distribué aux investisseurs en 2025 (Source : ASPIM-IEIF)
🏠 +42 % : excédent de la demande locative par rapport aux niveaux d'avant-crise dans les 10 plus grandes villes de France (Source : SeLoger / LocService 2026)
💡 50 000 logements locatifs supplémentaires visés dès 2026 grâce au dispositif Jeanbrun (Source : Loi de finances 2026)
📈 3,25 % : taux moyen d'un crédit immobilier sur 25 ans au meilleur profil en juin 2026 (Source : CAFPI, 01/06/2026)




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